Commune de Saint-Père (Nièvre)

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Printemps des poètes 2011

Publié le jeudi 7 avril 2011

Voici les poèmes primés à l’occasion du printemps des poètes 2011


DOUX REGARDS

Quelle belle journée…que cette journée !!!

Je regarde les champs balayés par le vent…

Doux plissement des orges, poussés depuis printemps.

La brise glisse sur leur tête, dans un tendre va et vient…

Faisant naître sur la plaine…une pure houle de velours.

La vague redevient calme, pour un bref court instant…

Puis la lame redémarre…la culture s’animant !!!

Les couleurs s’entrelacent…verts ; bruns ; deviennent ardents.

J’admire ce frêle espace ; au loin le jaune hurlant !!!

Des colza qui regardent les épis ondoyant…

Qui portent fiers leur barbe…vers le ciel ; jour montant !!!

Vraiment belle journée, je trouve çà émouvant…

De voir pousser la vie… sur la glèbe ; voguant !!!

Michel POTIER


MA CAMPAGNE

Ma campagne est en demi-deuil

Drapée dans un manteau brumeux.

j’ai beau ouvrir l’oreille et l’œil,

Tout est gris et mystérieux,

Rien ne bouge, nul oiseau,

Étouffé le chant du ruisseau.

Aurait-on arrêté le temps ?

Là-bas au dessus des arbrisseaux,

Je devine le toit d’une maison ;

Sur la colline s’estompe mon hameau,

Il brise la ligne floue de l’horizon,

Et, dans le creux du vallon

Se blottie une ferme, une fumée

Trouble cette grisaille sans intention.

J’imagine mes amis assis prés de la cheminée.

Soudain, là où la terre rejoint le ciel

Des ombres chinoises, des formes mouvantes,

Sombres, se dessinent sur le gris pastel.

D’un coup elles se dressent un instant,

Puis elles galopent vite, disparaissant.

Des chevreuils que ma présence épouvante.

Dans peu de temps les ténèbres

Vont envelopper ce paysage intègre.

Sur le chemin du retour j’aspire l’éveil

Le chant du ruisseau, les oiseaux rieurs

Et le soleil à ma campagne

Micheline CARROUE


RÊVERIES

Assis sur mon rocher

A regarder la mer

Mon visage caressé

D’une brise légère.

Par le vent du large, enivré,

Je me mets à rêver

A de grands bateaux blancs

Et des poissons d’argent

A des monts et des plaines

A de beaux paradis

A des îles lointaines où tout le monde sourit

A mille couleurs, à mille senteurs

A des colliers de fleurs…

Par le souffle d’Éole, agitée,

La mer pourtant si douce

Vient à mes pieds frapper

Et d’embruns m’éclabousse.

Comme une bouée providentielle,

Sur la jetée le phare luit.

Là-haut, l’azur du ciel

S’est recouvert de nuit…

Jean Claude RAUD